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AfterDTC

Guerrier du Sang

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14. 01. 2017, 00:52

Les nouvelles calamiteuses et autres jeux de maux.

En songeant

Elle est parfois bien étrange, la manière dont les ondes oniriques nous transporte. Et comme certains songes, ma foi, pourraient se vanter de provoquer l'émoi.

Je vaquais doucement à mes occupations de vagabond, dans cette bourgade qui m'était familière. Le vent faisait bruisser les feuilles, et, couplé aux rayons dont le Soleil nous baignait il n'avait rien d'inconvenant.
Ruelles après ruelles, je passais en revue mes souvenirs de cette ville qui m'a vu grandir, quand une silhouette apparaissant au coin de mon oeil attira mon regard. Aussitôt venue, aussitôt disparue, la brusque apparition semblait s'être évanouie. Je feintais de n'avoir rien remarqué et continuais mon chemin.
Maintenant, je me savais épié tout à fait, ayant surpris mon suiveur dans la vitrine d'un café. Cette silhouette m'était étrangement familière, et l'espion était une espionne!
La légère robe blanche aux volants qui tombaient sous le genou et les cheveux long portés en chignon l'avait trahis. Les traits de son visage me rappelait toute les filles que j'avais aimé, que j'aimais et que j'aimerais et c'est là que je la reconnu. Ces cheveux qui auraient dû être blond avait terni au point d'en être gris et sa silhouette aux formes délicieusement arrondis étaient maintenant amaigris.
Je la reconnue et, moi qui autrefois ne jurait que par elle et sa beauté, fût pris d'effroi.
Je fuis.
Au début marchant pressé, puis courant carrément comme si le diable voulait me détrousser, enfilant les rues, dévalant les escaliers, je fuyais.
J'arrivais enfin aux abords d'une petite église de quartier, déserte si ce n'était une petite grand mère voilée assise sur un banc qui contemplait des pigeons à ses pieds. Il émanait d'elle une telle aura de bonté, et même voilée j'aurais pu dire que c'était la plus belle grand mère du monde, et c'est sans me soucier de rien que je m'asseyais sur le banc qui lui faisait face et moi aussi regardait les pigeons.
Ce n'était pas des pigeons.
Malgré la poussière qui teintait leur plumage de gris et leur allure faible et chétive c'était bien de blanche et fière colombes qui s'agitait devant moi.
Je relevais les yeux vers la grand mère, et mes craintes furent confirmées. Il n'y avait plus de grand mère, c'était la jeune fille qui maintenant me toisait debout sur le banc.
Elle s'avança vers moi, sautant aux pieds du banc, au milieu des volatiles qui ne paraissaient pas le moins du monde brusqué ni par cette métamorphose, ni par ces manières.
Quant à moi, j'étais comme médusé. "je n'aurais pas dû fuir, je n'aurais surtout pas dû fuir..." et ces dernières parole s'échappèrent de mes lèvres.
L'air était devenu plus froid, le soleil semblait avoir eu honte d'avoir autant rayonné et s'était maintenant fait un voile des nuages.
Maintenant c'était elle, chétive dans sa petite robe blanche, qui irradiait de lumière. Son regard, qui dans mon souvenir était aussi profond que la Méditerranée, de même teinte lui n'avait pas changé, et c'est la petite étincelle de malice que je reconnue qui me fît me remettre d'aplomb. J'avais donc de la chance que cette balade ne l'avait pas mise en colère, je n'enviais ni le sort d'Eos l'Aurore ni celui du peuple de Lemnos qui avaient essuyé son courroux.

-Fuir le divin? Même si tu es dans ta tête tu reste un petit humain! me lança-t-elle amusée.
-Que me vaut cette visite? Cela faisait bien longtemps petite Aphrodite, répondis-je en feignant d'être indifférent à son état.
-Les Hommes ont oublié que Dieu est Amour.

Fin



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18. 01. 2017, 07:52

Le Ban


Je me promenai comme à mon habitude dans les sous sols de l'hôpital en repensant tranquillement à cette jolie nouvelle infirmière.
Je m'arrêtai bientôt devant la cellule vitrée de Always.
Elle savait elle comment vous donner les pilules de la main à la bouche, je n'aurai peut être en fait pas dû mettre le feu à son bureau... Enfin, c'était de sa faute elle avait bien mis le feu à mon caleçon, non?
Impossible de réfléchir avec ce foutu Always qui frappait sa tête contre le mur, il était tout chose depuis son retour du Puit des Âmes.
C'est comme ça qu'on appelle la salle opératoire, et à mon avis son anneau avait dû le titiller.
Je devinais qu'il devait essayer de mettre ses idées en place, vraiment pas la meilleure idée, moi quand je me frappe la tête contre un mur je ne m'en sors qu'avec un satané mal de crâne, je préférais très largement foncer vers l'armoire à pharmacie avant de m'envoyer en l'air, la technique brevetée par mes soins du Suédois Moulu avait le chic pour m'aider à réfléchir.

D'un coup, aussi soudainement que s'il venait de se prendre une aiguille surprise (spécialité de l'infirmière) Always s'arrêta. Je lui lançai:

- Alors, Déjà fatigué? Je suis sur que tu peux le faire encore plus fort! D'une voix un brin distraite par la besogne mais que je voulais claire et enjouée. J'adorai encouragé les infants.

Un bond et il était contre la vitre, ses yeux roulaient dans leurs orbite et de la bave moussaient à ses lèvres.

- LE BAN! LE BAN! LE BAN!

Je ne pouvais le croire, le pauvre Always semblai s'être heurté à l'esprit d'un inquisiteur…

Qu'est ce qu'il lui arrivait à meugler comme ça? On aurait dit un aliéné... Ah crotte! dans un asile ç'aurait été un comble! Impossible de terminer ma petite affaire.
Foutues synapses.
Je n'aurais peut être pas dû abuser des opiacés myorelaxants, c'est toujours ce qu'on se dit après coup.

D'accord le ban, mais pour qui? Et pour quoi? En deux mots, pas pourquoi, la raison on s'en fiche un peu, c'est la fin le plus important. Et puis d'abord, c'est quoi déjà un ban?
Ce ne serait pas le mur où on publie les futurs exécution réussi et les futurs mariages ratés? Oui j'en ai fait l’expérience, et quelle expérience! Une nuit de noce majestueuse tout juste terminée par un sacrifice nuptiale pour aphrodite... raté bon, elle ne s'est pas montrée et j'ai fini incarcéré, j'attendais toujours ses excuses d'ailleurs.
- LE BAN! LE BAN!
Oui c'est bon j'ai compris, pas la peine de crier. J'ouvre sa cellule à l'aide de la carte magnétique préalablement volée à l'infirmière pendant une séance de hula-hoop et tente de l'assommer d'un coup de mon haleine mortelle. Seulement affaibli? et bien, une petite goutte d'horreur et le voilà figé. Je veux le prendre sur mon épaule et me diriger vers la cafétéria. Au moins là-bas il est possible de discuter en partageant un plateau de purée mixte sous protéiné, un délice.
Alors que je sens mon épaule geler, Always saute de mon épaule et s'enfuit par la porte que j'avais ouverte avant de continuer à travers le mur.

"Ok, si lui ne sait pas que c'est un fantôme... Pourquoi moi je l'oublie toujours?"

Fin



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Ce message a été modifié 2 fois, dernière modification par "AfterDTC" (18.01.2017, 07:57)


3

18. 01. 2017, 13:46

J'aime bien, c'est vraiment perché, je vais continuer à te lire :)

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19. 01. 2017, 23:04

Allo, chéri?

L'histoire se passe aux USA, dans une petite ville résidentiel de l'état du Massachusetts.
Nous sommes en 1981.
Monsieur et Madame Smith sont heureux d'emménager dans leur nouveau 4 pièces avec deux salles de bain tout neuf. Surtout que notre couple attend une agréable surprise, l'arrivée de leur premier enfant.
Comme dans beaucoup de ménage à cette époque, Rachel Smith est mère au foyer et passe donc le plus grand de son temps à s'occuper de sa maison. Malgré la fatigue dû à sa grossesse, c'est une veritable tornade de propreté qui tout les matins envahit la maison.
Le mari, John Smith est comptable dans une petite entreprise qui prends doucement mais sûrement son essor dans l'économie américaine du début des eighties
Un soir, alors que Rachel est entrain de mettre la table afin de pouvoir dîner avec son mari chéri, un coup de téléphone l'interromp. C'est inhabituel pour cette ménagère bientôt trentenaire de recevoir un appel aussi tard. Priant pour que rien de grave se soit arrivé à John, car elle s'imagine déjà le pire, elle décroche.
"Allo Chérie? C'est moi, John! Je suis désolé je ne pourrai pas dîner avec toi ce soir, j'ai une réunion importante qui risque de s'éterniser. Ne m'attends pas pour aller te coucher, le bébé doit te fatiguer mon coeur. À ce soir! Bisous, je t'aime!"

Après avoir raccroché, notre brave mère au foyer s'en va dîner seule et déçue, mais ô combien soulagé après avoir autant stressé à cause d'un coup de fil aussi anodin.
Une brève douche salvatrice et les voilà elle et son ventre arrondi allité pour une grosse nuit de sommeil.Il est environ 3h du matin quand dans son someil Rachel ressent une sorte de présence dans la chambre.Elle se réveile et effrayée se jete sur la lampe pour allumer.
C'était son mari qui était enfin rentré :
"Mais chéri, faut pas te mettre dans cet état! je n'avais pas allumé pour ne pas te reveiller.
"Chéri, tu sais que je t'aime? Mais j'ai une désagréable impression. Je m'effraye toute seul par moment, je ne me sens pas bien, peut être que c'est les hormones?

Après avoir longuement rassuré sa femme, John Smith décide de chômer le lendemain afin d’accompagner sa petite femme chez le medecin.
Le jour suivant est une journée splendide, le soleil brille, et Rachel ,qui quand son mari n’était pas là semblait ternie, avait un regain de vitalité qui la rendait aussi splendide dans son rôle de future mère.
Le rendez vous chez le medecin se passa normalement selon tout critère, tout comme normalement se passerai la naissance de leur futur petit garçon dans 3 mois selon les estimations du docteur.
Quand le mari aborda le sujet des frayeur que se faisait sa femme, le medecin ne pût que constater que les changements d’humeurs, une certaine crainte de l’accouchement, pouvait survenir et perturber la femme chez qui c’était la première grosses. Il lui prescrit donc de légers calmants « Sans effet sur le nourrisson !, insistait-iltout en félicitant et encourageant tout à la fois ce jeune couple qui avait toute la vie devant eux.
Monsieur et Madame Smith profitèrent de la journée pour se promener, comme ils avaient l’habitude de le faire quand ils n’étaient encore qu’au lycée et qu’ils se faisanet encore la cour, incertains de l’amour que l’autre lui portait.
Ils rentrèrent bientôt, commandèrent une pizza pour dîner, et après le somnifère de Rachel avalé, ils partirent ensemble se coucher.
Au milieu de la nuit, le téléphone sonna, reveillant les époux. Le mari décida le premier de se lever, tant pour faire cesser cette sonnerie de téléphone que pour passer un savon a l’inopportun.
Il décrocha d’un geste rageur,
« Allo ?
-Bip...Bip...Bip...
« Trois heure passé ? Mais quel putain de curieux personnage s’embêterait à de pareilles farce de merde au milieu de la nuit ? Jura-t-il en retournant à la chambre à coucher.
Il informait sa femme du canular quand le téléphone se remit à sonner.
« Décroche donc, peut être que la ligne était mauvaise au premier appel ?
John s’exécuta de bonne grâce et mis le combiné à son oreille.
« Résidence des Smiths, John à l’appareil ! Tenta-t-il de cacher l’inquiètude qui menaçait de pointer dans sa voix.
Seul le silence lui répondit.
« Demain j’appellerai la compagnie du téléphone ! Il est inacceptable que des petits rigolo s’amusent à déranger ma petite femme pendant qu’elle se repose ! Décida-t-il.
Le reste de la nuit se passa sans encombre, si ce n’est au réveil l’étrange impression d’avoir fait un cauchemar sans s’en souvenir qu’eu Madame Smith. Elle décida cependant de ne pas en faire part à son mari.
John parti très tôt au bureau, Rachel s’adonna à son ménage quotidien, rythmées par la musique endiablée de Prince que crachait la chaine HI-FI dernier cri qui occupant le salon. Bien vite elle oublia le léger malaise du matin et ne se préoccupait plus que de quel plat elle allait pouvoir servir à son comptable de mari bien aimé. Même les appels nocturnes lui étaient sortis de la tête.
Alors que le crépuscule s’avançait et que John n’était pas rentrée, la sonnerie du téléphone retenti apportant avec elle les réminiscences du sentiment obscur qui l’avait envahi au matin.
C’était seulement John qui comme quelques jours plus tôt était forcé de rester travailler tard et qui lui enjoignai de ne pas l’attendre plus longtemps, de diner et de se coucher sans l’attendre car veiller tard était mauvais pour le bébé.
Donc elle dîna, seule et morose, et se mit sous les draps avant de prendre le cachet qui lui permettrait d’enfin s’endormir et mettre fin à cette journée qui somme toute l’avait épuisée.
Alors qu’elle dormait depuis déjà quelques heures, comme assomée par le narcotique, elle ressenti la même impression familière de présence. Sans ouvrir les yeux, car ses paupières semblaient de plomb, elle appella John.
« Oui c’est moi chéri rendors toi, je me change et je te rejoins, lui chuchota-t-il à l’oreille avant de l’embrasser sur le front.
« Tes lèvres sont si froides, réussi-t-elle à articuler avant de sombrer de nouveau dans les limbes du sommeil.

Quand elle se réveilla le jour suivant, le soleil était déjà haut dans le ciel, et John parti depuis longtemps. Il avait même prit le temps de lui préparer un vrai petit déjeuner, composé de pancakes, de jus d’oranges fraîches d’un yaourt grecque ainsi que d’une petite note sur laquelle son mari lui disait qu’il n’avait pas voulu la réveiller mais que s’étant lui même levé trop tôt il avait fait quelques course et lui rappelait à quel point il l’aimait.
Elle se sentait, fatiguée. Epuisée et à bout de nerf.
Elle décida de s'accorder une journée de repos, pas de ménage pour elle aujourd'hui. A la place elle et son ventre arrondi iront regarder un film au cinéma , ensuite ils iront bouquiner au bord de l'étang dans le parc voisin de la bibliothèque où ils auront auparavant emprunté quelques romans à l'eau de rose.Malgré l'accès de fatigue du matin, aucun nuage ne vint perturber la journée de Mai 1981 ensoleillée à souhait du brave petit bout de femme Smith.
Mais quand le crépuscule vint à poindre, annonçant le retour au foyer familial, elle le senti comme une contrainte. Une force obscure lui faisait redouter la maison, et plus particulièrement dormir dans la maison.
Elle avait pris à diner en rentrant, posa sur le plan de travail de la cuisine le menu Thaï qu’elle avait pris pour son mari. Ce dernier avait laissé un message sur le répondeur pour prévenir, encore une fois, de son retard.
Elle prît une douche avant de s’installer dans son lit et manger son menu à elle. Curieusement elle, qui était au début pressée de rentrer pour enfin dévorer ses nouilles au citron, n’avait plus faim, l’odeur même de la nourriture l’ecoeurait. Elle tenta les filets de canards, mais ne trouvant pas l’appétit non plus elle renonça, pris un calmant et se tourna sur le flanc pour s’endormir presque aussitôt.
Des lèvres froide délicatement posée sur son front la tirèrent à moitié de sa léthargie.
« John, viens te coucher mon cœur, parvint elle à dire les yeux encore fermés par le sommeil avant de ressombrer dans l’obscurité.
La sonnerie du téléphone retentissait, mais pour elle c’eût été comme s’il se serait situé a des milliers de kilomètres. Mais à force de sonnerie, il parvint à la tirer de son sommeil.
« John ? Va répondre s’il te plaît, dit elle.
Mais la forme calé sous la couette ne bougea pas d’un pouce. Tant pis pour elle.
Elle se leva prestement dans le noir, descendit à la cuisine et jeta un œil à l’horloge avant de décrocher.
« Nom de Dieu ! Qui êtes vous pour déranger les gens honnêtes à trois heures du matin ? Tempêta-t-elle.
« Allo, chérie ? C'est John! Je ne voulais pas te déranger mais je ne rentrerais sans doute que demain matin...

Fin



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17. 05. 2017, 08:54

Dans la plupart des familles, l'annonce d'une naissance est un heureux évènement, promesse fragile d'un bonheur futur.
Les Grimalkins ne dérogeaient en rien à la règle.
Misty, la jeune maman était pressée d'arriver au terme de cette grossesse qui avait chaque jour de plus en plus l'air d'une épreuve testant ses capacité de résistance à la fatigue et l'élasticité de son ventre. Il lui semblait qu'à chaque mouvement sa peau allait se rompre qu'elle se viderait de tout son contenu comme une outre sous pression.
C'était pour elle une première, et malgré la joie immense que lui procurait ce don de la vie, elle était fort angoissée à la pensée de tout rater.
Pendant qu'en elle sa progéniture poussait certaines idées effrayantes n'hésitaient pas, elles, à germer dans son esprit: "Et s'ils ne m'aiment pas? Et si je me rends compte que je ne sais pas m'en occuper?"
Elle faisait au mieux pour rejeter ces pensées parasites car elle savait que cette pollution lui sapait le morale inutilement, et du moral il lui en fallait en garder pour l'opération la plus dure et la plus belle, celle que toutes redoutent mais gardent comme la plus belle des libérations.
L'accouchement était seulement prévu pour la semaine suivante mais la brave Misty avait déjà tout préparé, décidant de ne rien laisser ni à la dernière seconde ni au hasard. Cela se passerait chez elle, et nulle part ailleurs, où des draps à profusion et tout le confort nécessaire attendaient l'arrivée du fragile paquet.
"Il vaut mieux être prête trop tôt, que de se rendre compte que l'on est pas prête et ce, trop tard" se répétait elle.

J'ai longtemps, seul, parcouru les limbes, voletant à travers les ténèbres, effleurant du bout de mes ailes la lumière des milles et uns astres. Quand mes ailes m'ont été arraché je me suis raccroché aux branches de l'Arbre Vie, croyant ma fin précipitée, l'effroi glaçant mon coeur, avant comprendre l'opportunité qui m'avait été donné.
Je me suis baladé de branches en branches, acrobate celeste, observant les mondes fruits qui y pendaient, certains verts, d'autres pourris, certains juteux plein de promesses, d'autres secs plein de tristesse.
Et c'est en voyageur accompli que je me suis décidé à plonger dans ce monde qui n'était encore qu'un bourgeon, attiré par la lueur flamboyante qui s'en échappait.


(en construction)



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